Québec, d'hier à aujourd'hui

Parlement de Québec : lieu de mémoire

par Godin, Richard

La façade du Parlement

Réalisé entre 1875 et 1886, l’hôtel du Parlement de Québec compte aujourd’hui parmi les édifices les plus représentatifs du patrimoine architectural québécois. Tant par sa facture que par son style, il évoque le passé, le présent et lavenir d’une nation éprise de démocratie. Son imposante carrure en pierres de taille, sa silhouette distinctive, sa décoration intérieure sont autant d’éléments qui rappellent, selon les intentions de son architecte, Eugène-Étienne Taché, les origines françaises de ce coin de pays en terre d’Amérique. Orientée vers le levant, la façade du bâtiment, édifié tout près des fortifications du Vieux-Québec, s’orne de nombreuses sculptures qui racontent les différentes épopées liées à la fondation du Canada et du Québec. Sur le fronton de l’entrée principale se trouve gravée la devise du Québec : « Je me souviens ». Évocation du chemin parcouru depuis 1534, cette devise actualise l’histoire politique et rappelle à celui qui la lit qu’en ce parlement siègent toujours l’assemblée du peuple et le gouvernement élu.


Article available in English : The Parliament Building of Quebec: A Place of Memory

 

« Je me souviens »
Eugène-Étienne Taché (1886)

L’incarnation d’un patrimoine démocratique

L'aile sud du Parlement

Cœur de la vie politique québécoise depuis 1884, année de son inauguration, siège de l’Assemblée législative et du gouvernement, l’hôtel du Parlement est désigné en 1985 site historique national du Québec (NOTE 1), en vertu de la Loi sur les biens culturels du Québec. Cet édifice plus que centenaire symbolise bien la pérennité de l’État démocratique du Québec et constitue en soi un objet destiné à nourrir la mémoire collective. A posteriori, la vision d’ensemble de son concepteur, l’architecte Eugène-Étienne Taché (NOTE 2) (1836-1912), semble s’être matérialisée.

Comme espace démocratique et haut lieu du pouvoir politique, l’hôtel du Parlement recèle un riche passé politique et constitue, à cet égard, un bien commun d’une grande valeur. Mais comment peut-on appréhender ce patrimoine constitué? En l’abordant comme un élément du patrimoine bâti? En l’envisageant dans une perspective culturelle? Ou bien les deux à la fois? Chose certaine, Eugène-Étienne Taché aura réussi le tour de force de réaliser un projet architectural portant en lui les valeurs et l’histoire d’un peuple.

D’un parlement à l’autre

Édifices du Parlement, Québec, QC, vers 1890

L’histoire de la vie parlementaire au Québec comporte de nombreux épisodes relatifs au lieu d’établissement de l’Assemblée législative et du gouvernement. De 1792 à 1838, l’assemblée des élus du Bas-Canada siège dans l’ancienne chapelle du Palais épiscopal (NOTE 3), situé côte de la Montagne. Après 1840, Québec perd son statut de capitale au profit de Kingston, à la suite de l’adoption par Londres de l’Acte d’union (NOTE 4). Quatre ans plus tard, le Parlement est transféré à Montréal. Mais en 1849, un incendie force son déménagement à Toronto, qui alternera avec Québec comme siège du gouvernement du Canada-Uni à partir de 1850, et ce, jusqu’à l’incendie de l’hôtel du Parlement en 1854.

Québec retrouve son statut de capitale en 1856, et c’est en 1860 que l’hôtel du Parlement (NOTE 5), nouvellement construit (NOTE 6), accueille ses parlementaires. En 1864 s’y déroule la Conférence de Québec, qui conduira à l’adoption de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique et à la création de la Confédération canadienne de 1867. Ottawa devient la capitale permanente du Canada en 1865, suivant la volonté de la reine Victoria (NOTE 7). Québec disposera du statut de capitale provinciale après 1867. Les parlementaires siégeront donc à l’hôtel du Parlement situé côte de la Montagne jusqu’à l’incendie de 1883 (NOTE 8).

Fort heureusement, les travaux de construction du nouveau parlement, entrepris en 1877, sont suffisamment avancés pour loger les parlementaires avant même l’inauguration prévue pour 1884. Ainsi, toute la période précédant l’avènement de la Confédération canadienne se caractérise par de l’incertitude politique.

Architecture et mémoire de la nation

Eugène-Étienne Taché

Vers 1875, la ville de Québec est soumise à des travaux d’embellissement proposés par lord Dufferin (NOTE 9), troisième gouverneur général du Canada. C’est dans cette mouvance que le gouvernement conservateur provincial de Charles Boucher de Boucherville décide de construire le « premier édifice de la capitale », l’hôtel du Parlement. Pour dessiner les plans du bâtiment, le premier ministre préfère se tourner vers Eugène-Étienne Taché plutôt que vers d’autres architectes reconnus, comme François-Xavier Berlinguet ou Charles Baillairgé. Aussi le projet de construction de Taché s’inscrit-il manifestement dans cette volonté d’atteindre la stabilité politique et d’établir une démocratie durable.

Dès le début du projet, en 1875, les plans prévoient l’intégration d’éléments divers devant servir la devise qui sera plus tard gravée au fronton de l’entrée principale de l’édifice et qui deviendra la devise officielle du Québec en 1939 : « Je me souviens ». Conscient de l’importance que revêt cette construction, Eugène-Étienne Taché va préférer au modernisme américain naissant la ligne classique du style architectural néo-Renaissance, dit style Second Empire, alors en vogue en France. Il s’inspire aussi de l’édifice du Parlement d’Ottawa, construit entre 1859 et 1866. L’hôtel du Parlement sera inauguré le 17 juin 1884, lors de la « pose de la pierre angulaire du portique de l’entrée d’honneur (NOTE 10) ».

Façade du Parlement : statues de Pierre Le Moyne d'Iberville, Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye, Jacques Marquette et Louis Jolliet

Les choix architecturaux de Taché procèdent d’une volonté manifeste d’ancrer une fois pour toutes l’histoire politique de la province de Québec dans l’espace public et la mémoire collective. Ainsi, son intention première vise principalement à souligner les origines françaises du Canada en maximisant lintégration à la façade du bâtiment d’éléments évocateurs des débuts de la colonie. Pour lier ces origines au reste de l’histoire de la fondation du pays, ces éléments intégrés à l’architecture donneront par la suite toute sa signification à la devise : fontaine, statues, bas-reliefs, peintures, boiseries, etc. En somme, l’hôtel du Parlement raconte l’histoire du Québec.

Statue de Frontenac sur la façade

Rien n’est laissé au hasard, un espace est même réservé à l’histoire nationale future. Taché préconise un plan carré de quatre ailes d’environ 100 mètres de côté qui enserrent une cour intérieure fermée. Son idée d’intégrer les récits historiques de la Nouvelle-France et du Canada à la façade se traduit par un imposant « programme iconographique » comprenant 24 éléments résumant l’histoire nationale. Comme le souligne l’historien Réal Bélanger : « Ce programme a été modifié à plusieurs reprises au cours de son élaboration qui a nécessité près d’un siècle (1889-1969), mais il reste remarquablement cohérent. Les autres éléments qui se sont ajoutés au programme initial ont été réalisés dans l’esprit d’une histoire nationale axée sur la contribution de la politique à la vie du peuple québécois (NOTE 11). » En fait, les dernières statues installées en façade sont celles de Marie de l'Incarnation, de Marguerite Bourgeoys et de Paul de Chomedey de Maisonneuve, en 1969 (NOTE 12).

Pareil à un livre ouvert, ce nouveau parlement engage la conversation avec l’observateur qui y jette un regard attentif, il présente quelques-uns des aventuriers venus d’Europe ainsi que des représentants des nations autochtones qui occupent alors le territoire depuis déjà des millénaires et il suggère une forme d’interprétation des faits marquants de l’histoire naissante. Qualifiée de « mémorial », la façade de l’hôtel du Parlement offre une place à chacun des 26 éléments sculpturaux en bronze consacrés à l’histoire, dont deux sont identifiés aux Amérindiens, 18 au Régime français (NOTE 13), quatre au Régime britannique (NOTE 14) et, enfin, deux à des valeurs chères à la nation (NOTE 15).

« La halte dans la forêt », devant la façade du Parlement

Ainsi, au pied de la tour centrale de la façade repose une fontaine au-dessus de laquelle un pêcheur amérindien, Le pêcheur à la nigogue (NOTE 16) (1891), s’apprête à harponner sa proie. À l’étage immédiatement supérieur, les quatre membres d’une famille amérindienne de la nation abénaquise font « halte dans la forêt » (NOTE 17) (1889), au temps de la chasse. Tout autour de cette scène rayonnent, à leur emplacement respectif, certaines figures politiques, religieuses, militaires et aventurières ayant marqué l’histoire de la fondation du Canada et du Québec. La partie centrale de la façade compte ainsi 13 personnages historiques et deux paires de figures allégoriques, le tout réparti sur cinq étages. Les côtés gauche et droit de la façade disposent chacun de quatre personnages, lesquels sont placés au niveau du rez-de-chaussée.

Les armoiries du Québec et la devise

Deux autres éléments intégrés à la façade viennent compléter l’ensemble. Le premier présente les armoiries du Québec, placées juste au-dessus de la devise et surmontées de la couronne britannique : trois fleurs de lis, qui évoquent l’origine française de la population, le lion couronné, qui souligne les liens avec la Grande-Bretagne, et le rameau de trois feuilles d’érable, qui symbolise le Haut et le Bas-Canada. Le deuxième élément consiste en des bas-reliefs placés entre les fenêtres des deux premiers étages, soit des armoiries de quelques gouverneurs et des noms de famille de figures historiques de la Nouvelle-France.

L’ensemble des éléments intégrés à l’architecture est l’œuvre de 13 sculpteurs accomplis et reconnus internationalement. Les trois principaux artisans de ce groupe sont Louis-Philippe Hébert, avec 10 éléments sculpturaux, Alfred Laliberté, avec six, et Émile Brunet, avec quatre. Mais il faut aussi retenir les noms de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté et d’Elzéar Soucy.

Enfin, l’hôtel du Parlement ne se dérobe pas au temps qui passe. Depuis 1888, l’horloge monumentale, œuvre de Cyrille Duquet, horloger, orfèvre et inventeur, marque l’heure aux trois cadrans installés aux faces sud, est et nord de la tour. Au sommet de cette dernière, le « fleurdelisé », drapeau officiel du Québec, flotte sur les destinées de la province depuis 1948.

Haut lieu du parlementarisme et de l’identité collective

Les armoiries du Québec dans le vitrail qui décore l'entrée du restaurant Le Parlementaire

Alors qu’il élabore son plan d’architecture et d’aménagement, Eugène-Étienne Taché ne perd pas de vue la vocation fonctionnelle du bâtiment : abriter l’assemblée du peuple et le siège du gouvernement. Les divisions intérieures du parlement révèlent bien cette préoccupation de l’architecte. Il n’aura de cesse d’utiliser l’art, notamment dans la décoration intérieure, comme véhicule de l’histoire démocratique et de la mémoire collective (NOTE 18).

L’éloquence des lieux se donne aussi à voir dans les œuvres picturales peintures, fresques, vitraux et sculpturales. Mais l’hôtel du Parlement demeure avant tout ce lieu physique empreint de décorum destiné à l’exercice du pouvoir politique. Tout comme la façade de l’édifice, l’intérieur du parlement intègre des éléments de décoration et des symboles qui mettent en évidence le patrimoine immatériel et identitaire national : la religion, la langue, l’histoire.

On y trouve donc la salle de l’Assemblée législative, mieux connue sous le nom de Salon vert, et celle du Conseil législatif ou Salon rouge (NOTE 19), l’ancêtre du Sénat. Ce n’est qu’après 1978 (NOTE 20), année d’introduction de la captation télévisuelle des débats à l’Assemblée nationale, que les murs du Salon vert seront repeints en bleu (NOTE 21), d’où l’appellation de Salon bleu. Naturellement, Taché a opté pour la tradition parlementaire britannique du face-à-face, au lieu de l’hémicycle propre à nombre de pays d’Europe.

Le Salon Rouge au moment de la Commission Bélanger-Campeau

La quasi-symétrie des deux salles est remarquable. Séparées par un monumental escalier situé au centre à l’avant de l’édifice, elles présentent un plan rectangulaire presque identique, s’élevant sur deux étages. Afin d’accueillir les spectateurs venus assister aux débats entre le gouvernement et l’opposition, toutes deux disposent d’une galerie en surplomb soutenue par une série de colonnades. De plus, ces salles possèdent chacune une horloge arborant encore une fois la signature de Cyrille Duquet. La seule différence entre les deux salles réside dans la présence, au Salon bleu, d’un balcon inséré à même la monumentale entrée principale et qui sert de tribune aux journalistes depuis 1909 (NOTE 22).

Au fond du Salon rouge et du Salon bleu se trouve un encorbellement de trône surmonté d’armoiries sculptées dans le bois, lesquelles évoquent le lien étroit du Québec avec la monarchie britannique.

Au Salon bleu, le trône sert de siège au président de l’Assemblée nationale. À sa droite figure le fleurdelisé; au-dessus de sa tête, le crucifix, symbole de la religion catholique. D’ailleurs, la pertinence de la présence de ce dernier élément en Chambre sera remise en question lors de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, en 2007 et 2008. Le rapport final recommandera : « Au nom de la séparation de l’État et des Églises et de la neutralité de l’État, nous pensons qu’il faudrait enlever le crucifix accroché au mur de l’Assemblée nationale. Il s’agit là, en effet, du lieu même qui symbolise l’État de droit […] (NOTE 23). »

Pour toute réponse, les membres de l’Assemblée nationale adopteront unanimement la motion suivante : « Que l'Assemblée nationale réitère sa volonté de promouvoir la langue, l'histoire, la culture et les valeurs de la nation québécoise, favorise l'intégration de chacun à notre nation dans un esprit d'ouverture et de réciprocité et témoigne de son attachement à notre patrimoine religieux et historique représenté notamment par le crucifix de notre salon bleu et nos armoiries ornant nos institutions (NOTE 24). »

Le Salon Bleu, lors d'une simulation par un «parlement jeunesse» de l'émission des brefs électoraux lors de la dissolution de la législature à l'Assemblée nationale du Québec

Avec l’abolition du Conseil législatif en 1968, le trône disparaît du Salon rouge. Cette salle sert aujourd’hui à la tenue de commissions parlementaires et d’événements protocolaires à portée symbolique. Par exemple, en vertu de la Loi sur l'Ordre national du Québec, le gouvernement y souligne annuellement l’engagement de personnalités d’ici et d’ailleurs dans la société québécoise en leur conférant, lors d’une cérémonie, le titre de chevalier, dofficier ou de grand officier de l'Ordre du Québec.

Autre élément décoratif d’importance, la toile intitulée Le débat sur les langues, du peintre Charles Huot (1855-1930), demeure un témoignage identitaire significatif. Accrochée depuis 1913 au-dessus de l’encorbellement du trône de l’Assemblée nationale, cette gigantesque peinture représente l’âpre débat sur le choix de la langue d’usage en Chambre, tel qu’il se déroula le 21 janvier 1793 à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada, située alors au Palais épiscopal de Québec. L’usage du français en Chambre fut alors accordé. Ce tableau dhistoire a été commandé vers 1910, avec un autre intitulé Le Conseil souverain, lequel se trouve installé à l'endroit correspondant du Salon rouge. Cette dernière œuvre révèle avec insistance les origines françaises du Canada et du Québec.

L'escalier central menant aux salles de l'assemblée législaive et du conseil législatif

Outre ces principaux éléments décoratifs, car l’hôtel du Parlement recèle une foule d’autres petits trésors insoupçonnés, il importe de mentionner deux éléments liés au caractère rituel de l’Assemblée nationale, soit la masse et la table des greffiers. Ainsi, lors des séances parlementaires, le président de l’Assemblée nationale entre au Salon bleu avec, à sa suite, le sergent d’armes. Ce dernier porte la masse, imposant objet d’orfèvrerie qui symbolise, d’une part, la royauté britannique ayant délégué le pouvoir de légiférer à l’Assemblée et, d’autre part, l’autorité légitime de l’Assemblée de faire respecter les droits constitutionnels « contre toute menace extérieure ».

Après son entrée en Chambre, le sergent d’armes dépose la masse sur la table des greffiers en orientant la tête de la masse vers le gouvernement, qui est assis à la droite du président. Dans le processus de validation des lois adoptées, elle repose en place aussi longtemps que le président reste à son siège. Cette coutume toute britannique a toujours cours aux parlements de Londres, d’Ottawa et de Toronto, pour ne nommer que ceux-là.

Enfin, la table des greffiers est placée au centre du Salon bleu, en face du président. Depuis 1886 (NOTE 25), le secrétaire général de l’Assemblée nationale et ses adjoints s’en servent pour le traitement des documents officiels découlant des travaux de l’Assemblée.

L’hôtel du Parlement traverse ainsi le temps sans en subir autrement les affres, sinon par l’ajout de trois édifices (NOTE 26) adjacents, la modernisation des installations et la mise en valeur de son pourtour. Deux tristes événements ont aussi marqué les annales du parlement, soit le dynamitage de sa façade, considéré comme un attentat, en 1884 et la fusillade perpétrée en 1984 par le caporal d’armée Denis Lortie, causant ainsi trois morts et 13 blessés parmi le personnel administratif. Dès lors, des dispositifs de sécurité ont été mis en place, sans toutefois entraver plus qu’il ne faut l’accès démocratique à ce lieu de mémoire collective.


Richard Godin, Ph.D.

Sociologue

 

 

NOTES

1. L’ensemble comprend l’hôtel du Parlement (1877-1886), l’édifice Pamphile-Le May (1910-1915), l’édifice Honoré-Mercier (1912-1917) et l’édifice du restaurant Le Parlementaire (1922).

2. Né le 25 octobre 1836 à Montmagny, Eugène-Étienne Taché est issu de la bourgeoisie canadienne-française. Il est le fils de sir Étienne-Paschal Taché, futur premier ministre de la province du Canada et l’un des pères de la Confédération. Ingénieur civil, fonctionnaire et arpenteur, Taché est un autodidacte de l’architecture. Il sera commissaire adjoint (sous-ministre) du département des Terres de la couronne de la province de Québec et occupera ce poste jusqu’à sa mort, le 13 mars 1912 (Lucie K. Morriset et Luc Noppen, « Taché, Eugène-Étienne », Dictionnaire biographique du Canada en ligne [en ligne], http://biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=7730).

3. D’abord loué par l’Église, le Palais épiscopal devient la propriété de l'État en 1831. Jusqu’en 1833, d’importants travaux sont effectués : ajout d’une aile au palais, démolition de la chapelle et construction de l’édifice central de l’hôtel du Parlement. En 1852 et 1853, le reste du palais sera démoli pour faire place à une nouvelle aile.

4. L’Acte d’union prévoit la mise en place d’un gouvernement unique. Le Bas-Canada devient la province de Québec et le Haut-Canada, l’Ontario.

5. L’hôtel du Parlement est situé au même endroit que l’ancien Palais épiscopal, soit à l’emplacement actuel du parc Montmorency, au sommet de la côte de la Montagne.

6. À la suite de l’incendie de 1854, un nouveau parlement est construit, en 1859 et 1860.

7. Cette décision remonte à 1857.

8. Selon la presse, l’hôtel du Parlement fut « gravement » touché par l’incendie, lequel aurait été de nature « accidentelle ». Le feu aurait pris naissance dans la salle du Conseil législatif pour s’étendre rapidement au reste de l’édifice (« Conflagration : la bâtisse parlementaire réduite en cendres », L’Événement, 20 avril 1883, p. 4).

9. Menés entre 1874 et 1880, ces travaux conduisent à la mise en valeur des installations militaires de Québec, à la préservation des murs d’enceinte, à l’édification des portes Saint-Louis et Kent, ainsi qu’à l’aménagement de la terrasse Dufferin.

10. Damase Potvin, Aux fenêtres du Parlement de Québec, Québec, Éditions de la Tour de pierre, 1942.

11. Réal Bélanger, « L’hôtel du Parlement, symbole de l'État du Québec en devenir (1867-1982) », dans Serge Courville et Robert Garon (dir.), Québec, ville et capitale, Québec, Presses de l’Université Laval et Archives nationales du Québec, 2001, p. 395.

12. Ces trois statues sont l’œuvre du sculpteur Émile Brunet (1892-1977).

13. Les personnages représentés sont : Pierre Boucher de Boucherville, Jean Talon, Pierre Le Moyne d’Iberville, Louis Jolliet, Jacques Marquette, Pierre Gaultier de Varennes, sieur de La Vérendrye, Charles-Michel de Salaberry, François-Gaston de Lévis, le père Jean-Jacques Olier, Paul de Chomedey de Maisonneuve, Louis-Joseph de Montcalm, le père Nicolas Viel, le père Jean de Brébeuf, Louis de Buade, comte de Frontenac, Mgr de Laval, Samuel de Champlain, Marie de l’Incarnation et Marguerite Bourgeoys.

14. Les personnages représentés sont : Guy Carleton, baron de Dorchester (gouverneur), Robert Baldwin (premier ministre), James Bruce, lord Elgin (gouverneur) et James Wolfe (général vainqueur de la bataille des Plaines, en 1759).

15. Ces éléments ont pour thème l’un « La poésie et l’histoire », l’autre « La religion et la patrie ».

16. Œuvre du sculpteur québécois Louis-Philippe Hébert (1850-1917).

17. Également de Louis-Philippe Hébert.

18. Gaston Deschênes et Francesco Bellomo, L'hôtel du Parlement : mémoire du Québec, Saint-Lambert (Qc), Éditions Stromboli, 2007.

19. Le rouge serait associé à l’aristocratie anglaise et le vert au peuple (Québec, Assemblée nationale, « L’organisation des travaux de l'Assemblée : symboles », L’ABC de l'Assemblée [en ligne], http://www.assnat.qc.ca/fr/abc-assemblee/organisation-travaux-assemblee/symboles.html#Chambres).

20. Le 3 octobre 1978 est inauguré le Canal de l’Assemblée nationale.

21. Ce sont des considérations techniques en télévision qui ont conduit à ce changement de couleur.

22. À ne pas confondre avec la Tribune de la presse, une société sans but lucratif fondée en 1958 et regroupant les professionnels de la presse qui couvrent la vie politique parlementaire et dont les bureaux se trouvent dans l’édifice André-Laurendeau. « Cette galerie que les journalistes appellent familièrement le “perchoir” est juchée à environ quatre mètres du plancher à l'arrière du salon vert. Cette sorte de balcon suspendu de chaque côté des grandes portes permet une bonne vision, mais il reste passablement éloigné du cœur des débats » (Jocelyn Saint-Pierre, « La presse et l'information politique au Québec, 1892-1920 », Bulletin de la Bibliothèque de l'Assemblée nationale, vol. 14, no 3, juin 1984, p. 60).

23. Gérard Bouchard et Charles Taylor, Fonder l’avenir : le temps de la conciliation. Rapport, Québec, Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, 2008, p. 20.

24. Québec, Assemblée nationale, Journal des débats de l'Assemblée nationale [en ligne], 38e législature, 1re session (du 8 mai 2007 au 5 novembre 2008), séance du jeudi 22 mai 2008, vol. 40, nº 87, http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/38-1/journal-debats/20080522/3183.html#_Toc199311995.

25. Exposée à l’hôtel du Parlement, la première table des greffiers (de 1886 à 2007) est classée bien patrimonial.

26. L’édifice Pamphile-Le May (1910-1915), l’édifice Honoré-Mercier (1912-1917) et l’édifice du restaurant Le Parlementaire (1922).

 

Documents complémentairesCertains documents complémentaires nécessitent un plugiciel pour être consultés

Vidéos
  • Parlement de Québec Le film s'ouvre sur des prises de vue de la façade du Parlement à la lueur orangée du soleil. Par la suite, des séquence d'archives montrent l'extérieur et l'intérieur de l'édifice en toutes saisons lors des nombreux événements historiques importants comme la visite officielle du roi George VI en 1939, la cérémonie de l'Ordre national du Québec, et la cérémonie protocolaire d'ouverture des premiers jeux du Canada en 1967. On assiste également à une manifestation de protestation étudiante autour du Parlement.
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  • Premier référendum sur la souveraineté du Québec En croissance depuis les années 1960, le nationalisme québécois atteint son paroxysme lors du premier référendum de 1980. Ces images nous rappellent l’effervescence et l’émotivité exceptionnelles qui régnaient tant chez les partisans du « non » que du « oui » à quelques jours du vote, et la journée même du 20 mai 1980. Des extraits des discours de René Lévesque et de Claude Ryan témoignent des résultats de ce vote historique.
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