Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF)

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Collaborateurs et invités de marque lors du lancement du livre du cinquantième anniversaire, 2 octobre 2008

Le Centre de recherche en
civilisation canadienne-française (CRCCF) est le plus ancien centre de
recherche sur la littérature, la culture et l’histoire du Canada français. À
cet égard, le CRCCF se démarque et joue un rôle de premier plan de par ses
fonctions de recherche, de publication, de diffusion, d’acquisition et de
conservation d’une riche collection de fonds d’archives. Organisme scientifique
et culturel, le Centre est le principal conservateur de la mémoire collective
de l’Ontario français, qu’il met en valeur par le biais d’initiatives
interuniversitaires, de colloques, d’expositions, de conférences et de
publications afin de favoriser l’avancement et l’épanouissement de cette
culture.

  

Au début, un noyau de chercheurs

Jean Charbonneau, écrivain, traducteur et membre fondateur de l’École littéraire de Montréal, donnant une entrevue à son ami Paul de Martigny, vers 1930
Jean Charbonneau, écrivain, traducteur et membre fondateur de l’École littéraire de Montréal, donnant une entrevue à son ami Paul de Martigny, vers 1930

La fondation d’un centre de recherche consacré à la littérature canadienne-française à l’Université d’Ottawa, en 1958, s’inscrit dans une conjoncture d’émancipation nationale par rapport à la littérature française, jusqu’alors considérée comme la seule valable dans le monde francophone. En 1860, l’émergence de l’École littéraire de Québec, à l’instigation de l’abbé Henri-Raymond Casgrain, joua un rôle important dans l’histoire de cette littérature de chez nous, tout comme l’École littéraire de Montréal fondée en 1895, qui regroupait des écrivains et des poètes tels Jean Charbonneau, Albert Ferland, Louvigny de Montigny et Émile Nelligan. Le père Louis-Marie-Cyprien Le Jeune, professeur de rhétorique à l’Université d’Ottawa, démontre un intérêt marqué pour l’histoire de cette littérature en fondant la Revue littéraire de l’Université d’Ottawa en 1900. Jusqu’au milieu du siècle, la recherche se poursuit grâce à l’instigation de passionnés, tel Séraphin Marion, fonctionnaire et professeur de littérature canadienne à l’Université d’Ottawa de 1926 à 1954.

En 1951, un jeune chercheur récemment arrivé de Pologne, Paul Wyczynski, se consacre à  la préparation d’une thèse de doctorat sur Émile Nelligan tout en enseignant la littérature à l’Université d’Ottawa. Grand passionné des études littéraires canadiennes-françaises, il souhaite créer un lieu et un milieu propices pour les chercheurs. Il confie ses ambitions à trois de ses collègues, le père Bernard Julien, Jean Ménard et Réjean Robidoux, puis, le 5 juin 1958, il présente au doyen de la Faculté des arts, le père René Lavigne, et au recteur, le père Henri Légaré, le résultat de ses observations sur la perspective de créer un centre de recherche en littérature canadienne-française (CRLCF). En juillet de la même année, les quatre collègues présentent un mémoire au recteur, sollicitant les ressources pour la mise sur pied de ce futur centre. Le 2 octobre 1958 naît officiellement le CRLCF : premier du genre au Canada.

Paul Wyczynski, nommé professeur de l’année, Université d’Ottawa, 1968
Paul Wyczynski, nommé professeur de l’année, Université d’Ottawa, 1968

Les fondateurs durent composer avec les faibles moyens dont ils disposaient. Selon les paroles de Paul Wyczynski « [i]l a fallu tout créer, tout inventer, bâtir à la fois les fondations, les murs et le toit » (NOTE 1). Le CRLCF est hébergé au Département de français pendant les premières années, puis la Faculté des arts lui attribue des locaux où il serait désormais possible de mettre sur pied une bibliothèque et une collection de fonds d’archives, en plus d’offrir un espace d’échange et de recherche aux chercheurs. Wyczynski avait entrepris de rassembler un corpus de livres, de revues et de documents divers bien avant la fondation du Centre, mais au cours des années 1966 à 1968, les acquisitions de fonds d’archives connaissent une spectaculaire croissance. Le corpus s’accroît de trois mille cinq cent livres, d’une cinquantaine de revues, de manuscrits, de photographies, d’environ cinq cent bobines de microfilms, d’une centaine de disques et d’innombrables coupures de journaux.

 

La mission du Centre

La vision de départ du CRLCF, axée sur la recherche, allait être rapidement dépassée. De 1959 à 1962, le Centre est appelé à jouer un rôle au niveau de l’enseignement par sa contribution à la création de sept cours au niveau des études supérieures et de deux cours de baccalauréat au sein du programme du Département de français portant sur la littérature canadienne-française. Les thèmes varient selon les champs d’intérêts des professeurs : on offre ainsi des cours sur les écrivains, sur la sociologie canadienne-française et sur l’étude comparée des littératures de l’Amérique du Nord.

Lancement du tome III de la collection « Archives des lettres canadiennes »,  Le Roman canadien-français, 1964
Lancement du tome III de la collection « Archives des lettres canadiennes », Le Roman canadien-français, 1964

Ce bouillonnement intellectuel produit une recrudescence de mémoires et de thèses traitant de personnages marquants de cette littérature : Octave Crémazie, Arthur de Buissière, Albert Lozeau, Charles Gill et plusieurs autres. Après dix ans d’existence, le Centre a déjà cinq collections de publications à son actif: « Archives des lettres canadiennes », « Visages des lettres canadiennes », « Voix vivantes », « Présence », et « Les Cahiers du centre de recherche en littérature canadienne-française ». Ces publications appuient à la fois le domaine de l’histoire littéraire, des auteurs, de la poésie, des éditions critiques et des études littéraires.

Grâce aux conférences et expositions qu’il organise, le CRLCF devient un pôle important de la vie intellectuelle canadienne-française. Il accueille des écrivains et artistes tels que Louis-Joseph Doucet, Guy Sylvestre, Gérard Bessette, Suzanne Paradis, Alfred Desrochers, Gilles Vigneault, Yves Thériault, Claire Martin, Robert Choquette, Félix-Antoine Savard et tant d’autres.

 

De nécessaires changements

Devant le succès remporté auprès de la communauté intellectuelle canadienne-française, le Centre caresse le projet d’élargir son mandat. Entre 1967-1968, le CRLCF créé un poste de directeur des publications pour les cinq collections puis, l’année suivante, il devient interdisciplinaire en intégrant la littérature, l’histoire et les beaux-arts à ses champs d’intérêts. Il portera désormais le nom de Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF).

Pierre Savard anime le débat « Les auteurs de la collection “L’Ontario français” face à la critique », au colloque L’Ontario français : aspects d’histoire, dans le cadre de la Semaine franco-ontarienne à l’Université d’Ottawa, 13 février 1982
Pierre Savard anime le débat « Les auteurs de la collection “L’Ontario français” face à la critique », au colloque L’Ontario français : aspects d’histoire, dans le cadre de la Semaine franco-ontarienne à l’Université d’Ottawa, 13 février 1982

Un autre changement majeur survient le 1er juillet 1973, lorsque Paul Wyczynski annonce son départ après 15 ans aux commandes du Centre. Il cède sa place à un historien spécialiste de l’histoire intellectuelle, culturelle et religieuse du Canada français, Pierre Savard. Le nouveau directeur, plus ouvert aux autres disciplines, modifie quelque peu la structure administrative. Jusque là rattaché à la Faculté des arts, le Centre passe en 1978 sous la gouverne de l’École des études supérieures et de la recherche, ce qui reflète davantage son interdisciplinarité. Entre 1970 et 1985, le CRCCF connaît un rayonnement sans pareil dû à l’accroissement de ses activités de recherche, ses publications, ses colloques et ses conférences mais également grâce au dynamisme de son directeur. Cette croissance concorde avec le développement des études sur la littérature franco-ontarienne.

La seconde moitié des années 1980 et le début des années 1990 marquent l’avènement de restrictions budgétaires dans les services publics y compris l’enseignement supérieur. Sous la direction de Yolande Grisé (1985-1997), le CRCCF doit faire face à de drastiques coupures budgétaires qui vont jusqu’à menacer l’existence même du Centre. Une évaluation externe réalisée en 1989 et plusieurs changements d’ordre administratif apportés entre 1992 et 1997 laissent entrevoir un avenir incertain pour le CRCCF. Il est même question d’une possible fusion avec l’Institut d’études canadiennes, mais les  protestations fusent de toutes parts dans la communauté franco-ontarienne et l’Université abandonne cette idée.

Manifestation pour un réseau collégial de langue française à Ottawa, 27 novembre 1992
Manifestation pour un réseau collégial de langue française à Ottawa, 27 novembre 1992

Le Centre profite de ces difficultés pour évoluer, se donner de nouveaux statuts et moderniser sa structure. Robert Choquette (1997-2000) puis Jean-Pierre Wallot (2000-2006) inscrivent le CRCCF dans la recherche institutionnelle au tournant du XXIe siècle, l’ouvrant aux sciences sociales et à la francophonie canadienne.

Détenteur d’une riche expérience de 20 ans en recherche et en enseignement de l’histoire de la francophonie nord-américaine, Yves Frenette intègre cette perspective aux activités du Centre au cours de son mandat (2007 à 2010) : à ses yeux, cette ouverture exprime mieux la solidarité des francophones du continent, quel que soit le territoire où ils habitent. Plus concrètement, il articule les actions du Centre autour des événements marquants de la décennie : 2008, 50e anniversaire de fondation du Centre et 2010, 400e anniversaire de l’arrivée du premier Français sur le territoire qui allait devenir l’Ontario, ainsi que le centenaire de la création de l’Association canadienne-française d’éducation de l’Ontario (ACFEO). En outre, Frenette contribue grandement à accroître la visibilité du Centre dans les domaines des archives, de la recherche et de l’édition en multipliant les collaborations avec les chercheurs étrangers. En recevant le prestigieux Prix du 3-Juillet-1608, le 30 septembre 2009, le CRCCF a également accru sa visibilité au sein de l’Université d’Ottawa et dans toute la francophonie nord-américaine (NOTE 2).

 

Une riche collection documentaire

« Salons allemands », sonnet extrait de « Pauvre enfance » d’Émile Nelligan. Album souvenir de l’École littéraire de Montréal offert à Louis-Joseph Béliveau à l’occasion de son mariage, septembre 1897
« Salons allemands », sonnet extrait de « Pauvre enfance » d’Émile Nelligan. Album souvenir de l’École littéraire de Montréal offert à Louis-Joseph Béliveau à l’occasion de son mariage, septembre 1897

La collection du Centre se développe progressivement entre 1958 et 1980 à même les corpus des chercheurs fondateurs, et ce avant même la fondation du CRLCF. À cette époque, Paul Wyczynski fréquente les membres de l’École littéraire de Montréal dans le cadre de ses recherches doctorales sur Émile Nelligan. Une note tirée de « mémoire des quatre » du 5 août 1958 retrace le commencement de cette collection : « On trouve un dépôt chez le R. P. Julien et chez Paul Wyczynski [comprenant] les archives des Jean Charbonneau, de Louvigny de Montigny, des documents littéraires et iconographiques concernant Gaston de Montigny et Charles Gill et plusieurs lettres de Joseph Melançon, de Louis Dantin, de Gonzalve Desaulniers, d’Émile Nelligan, de Gérin-Lajoie… […] Nous sommes aussi la seule université canadienne qui possède en microfilm tous les procès-verbaux de l’École littéraire de Montréal. » (NOTE 3)

L’élargissement de la vocation du Centre et la réorganisation des archives, suite à l’embauche d’un archiviste en 1968, attestent de sa vitalité. L’année suivante, l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) décide de confier ses archives au CRCCF : cette date marque une étape importante dans le développement de la collection et, surtout, consacre le Centre comme lieu de mémoire documentaire des Franco-Ontariens.

Gaëtane Vézina, entourée des célèbres quintuplées Dionne, qui ont inscrit leur prénom sur la photographie originale, Callander (Ontario), entre 1938 et 1942
Gaëtane Vézina, entourée des célèbres quintuplées Dionne, qui ont inscrit leur prénom sur la photographie originale, Callander (Ontario), entre 1938 et 1942

Les nouvelles acquisitions triplent le contenu de  la collection par rapport à la première décennie, si bien que les ressources documentaires du Centre passent à 232 fonds d’archives en 1980, puis à 307 en 1985, sans parler des périodiques, journaux et ouvrages de références de la bibliothèque. En 2011, le CRCCF compte plus de 525 fonds et collections d’archives comprenant des documents textuels, photographiques, sonores, images en mouvement et autres, le tout accessible via une base de données, dont une partie est accessible en ligne sur son site Web et sur ceux des réseaux canadien et ontarien d’information archivistique.

Cette effervescence contribue également à diversifier les champs d’acquisition des archives du Centre selon quatre axes de développement : Culture du Canada français, les Ottaviens, les francophones de l’Ontario, le Canada français et les francophonies canadiennes. Les archives du CRCCF regroupent ainsi un formidable patrimoine commun et témoignent d’un véritable pan de la culture française au Canada.

 

Les nouvelles orientations du CRCCF

Page couverture Album du cinquantenaire du CRCCF, 1958-2008 : Archives, recherche, diffusion
Page couverture Album du cinquantenaire du CRCCF, 1958-2008 : Archives, recherche, diffusion

Les fondateurs du Centre ont été des pionniers dans l’étude et la promotion de la littérature québécoise. Leurs successeurs, en élargissant ses perspectives disciplinaires, ont contribué à l’émergence du champ, devenu aujourd’hui vigoureux, des études sur la francophonie canadienne. Le regard pluridisciplinaire qu’ils ont posé sur ses milieux de vie et l’action stimulante qu’ils y ont menée n’est pas étranger à l’émergence d’une identité franco-ontarienne moderne.

Anne Gilbert, à la direction depuis juillet 2010, compte relever le défi de maintenir le CRCCF à la place enviable qu’il occupe au sein de l’Université d’Ottawa et dans la communauté plus large de la recherche sur la francophonie nord-américaine. Elle cherche à développer avec divers partenaires universitaires et communautaires des projets de recherche interdisciplinaire sur les cultures et les sociétés qui ont tissée l’histoire des francophones du Canada. Animée par les trois chaires de recherche sur la francophonie canadienne associées au CRCCF et par les autres spécialistes de la francophonie œuvrant autour du Centre, la recherche s’articulera autour de cinq chantiers interdépendants : la littérature et le théâtre, l’éducation, les institutions et les associations, la langue, ainsi que la région de la capitale nationale. L’interdisciplinarité et la convergence guideront les initiatives (NOTE 4).

 

Le gardien d’un précieux patrimoine culturel

Le Théâtre d’la Corvée présente Strip, une pièce de Catherine Caron, Brigitte Haentjens et Sylvie Trudel, mise en scène par Guy Thibodeau, Vanier, 1980
Le Théâtre d’la Corvée présente Strip, une pièce de Catherine Caron, Brigitte Haentjens et Sylvie Trudel, mise en scène par Guy Thibodeau, Vanier, 1980

Le CRCCF est désormais le principal centre d’archives de l’Ontario français et l’un des plus importants de la francophonie canadienne. Sa collection  reflète la transformation progressive du Canada français, d’identité unique à identités multiples. Ses archives constituent également un important corpus de sources primaires, indispensables à la recherche dans les différentes disciplines des sciences humaines et sociales. C’est donc un formidable pan de la culture française au Canada qui est offert aux chercheurs universitaires ainsi qu’au grand public francophone et francophile.  Depuis plus d’un demi-siècle, le Centre participe à l’essor de la francophonie nord-américaine et considère comme un immense privilège de pouvoir contribuer à cette grande aventure.

 

 

Nicole Bonsaint
Archiviste, audiovisuel et photographies, CRCCF

 

 

Logo du CRCCF
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CET ARTICLE A ÉTÉ PUBLIÉ GRÂCE À LA COLLABORATION DU CRCCF

 

 

NOTES

1. « Paul Wyczynski, essayiste, critique et historien des lettres : interview », Lettres québécoises, no 42, été 1986, p. 43.

2. Comme le soulignait Yves Frenette dans son allocution lors de la remise du prix à l’Assemblée nationale du Québec. Voir « Allocution d'Yves Frenette », dans Centre de recherche en civilisation canadienne-française, Rapport annuel 2009-2010, Ottawa, CRCCF, 2010, p. 11.

3. Bernard Julien, o.m.i., Paul Wyczynski, Réjean Robidoux, o.m.i., et Jean Ménard, « Centre de recherches sur la littérature canadienne-française », dans Centre de recherches sur la littérature canadienne-française, Rapport annuel 1958, Ottawa, CRLCF, 1958, p. 1.

4. Cette vision s’inscrit dans la foulée du Plan d’action du Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) 2007-2013, préparé par Yves Frenette, directeur, en novembre 2007.

 

Bibliographie

Centre de recherche en civilisation canadienne-française, La collection des fonds d’archives du CRCCF : l’aventure du Canada français [en ligne], exposition virtuelle, http://www.crccf.uottawa.ca/exposition_virtuelle/collection_fonds_archives/index.php.

Centre de recherche en civilisation canadienne-française, Rapport annuel 2009-2010 [en ligne], Ottawa, CRCCF, 2010, 18 p., http://www.crccf.uottawa.ca/publication/rapport_annuel_2009_2010.pdf.

Frenette, Yves (dir.), Le Centre de recherche en civilisation canadienne-française, 1958-2008 : archives, recherche, diffusion, Ottawa, CRCCF et Le Nordir, 2008, 131 p.

Gilbert, Anne, Le Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) : vision 2015 [en ligne], janvier 2011, 7 p., http://www.arts.uottawa.ca/documents/pdf/agov/Centre-de-recherche-en-civilisation-canadienne-francaise.pdf.

 

 

 

Ailleurs sur le web

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Photos

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Jean Charbonneau, écrivain, traducteur et membre fondateur de l’École littéraire de Montréal, donnant une entrevue à son ami Paul de Martigny, vers 1930 Jean Charbonneau, écrivain, traducteur et membre fondateur de l’École littéraire de Montréal, donnant une entrevue à son ami Paul de Martigny, vers 1930
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Pierre Savard anime le débat « Les auteurs de la collection “L’Ontario français” face à la critique », au colloque L’Ontario français : aspects d’histoire, dans le cadre de la Semaine franco-ontarienne à l’Université d’Ottawa, 13 février 1982 Pierre Savard anime le débat « Les auteurs de la collection “L’Ontario français” face à la critique », au colloque L’Ontario français : aspects d’histoire, dans le cadre de la Semaine franco-ontarienne à l’Université d’Ottawa, 13 février 1982
Manifestation pour un réseau collégial de langue française à Ottawa, 27 novembre 1992 Manifestation pour un réseau collégial de langue française à Ottawa, 27 novembre 1992
« Salons allemands », sonnet extrait de « Pauvre enfance » d’Émile Nelligan. Album souvenir de l’École littéraire de Montréal offert à Louis-Joseph Béliveau à l’occasion de son mariage, septembre 1897 « Salons allemands », sonnet extrait de « Pauvre enfance » d’Émile Nelligan. Album souvenir de l’École littéraire de Montréal offert à Louis-Joseph Béliveau à l’occasion de son mariage, septembre 1897
Gaëtane Vézina, entourée des célèbres quintuplées Dionne, qui ont inscrit leur prénom sur la photographie originale, Callander (Ontario), entre 1938 et 1942 Gaëtane Vézina, entourée des célèbres quintuplées Dionne, qui ont inscrit leur prénom sur la photographie originale, Callander (Ontario), entre 1938 et 1942
Page couverture Album du cinquantenaire du CRCCF, 1958-2008 : Archives, recherche, diffusion Page couverture Album du cinquantenaire du CRCCF, 1958-2008 : Archives, recherche, diffusion
Le Théâtre d’la Corvée présente Strip, une pièce de Catherine Caron, Brigitte Haentjens et Sylvie Trudel, mise en scène par Guy Thibodeau, Vanier, 1980 Le Théâtre d’la Corvée présente Strip, une pièce de Catherine Caron, Brigitte Haentjens et Sylvie Trudel, mise en scène par Guy Thibodeau, Vanier, 1980
L’équipe du CRCCF dans le cadre du projet de l’exposition virtuelle «La présence française en Ontario : 1610, passeport pour 2010», printemps 2003 L’équipe du CRCCF dans le cadre du projet de l’exposition virtuelle «La présence française en Ontario : 1610, passeport pour 2010», printemps 2003
L’ouverture de la Maison franco-ontarienne, 60, rue Boteler, Ottawa, 16 mars 1959 L’ouverture de la Maison franco-ontarienne, 60, rue Boteler, Ottawa, 16 mars 1959
Piquet de grève des instituteurs devant l’École Brébeuf, contre l’imposition du Règlement XVII, qui limitait l’usage du français comme langue d’enseignement en Ontario, Ottawa, février 1916 Piquet de grève des instituteurs devant l’École Brébeuf, contre l’imposition du Règlement XVII, qui limitait l’usage du français comme langue d’enseignement en Ontario, Ottawa, février 1916
Famille de Napoléon Demers arrivée à Welland en 1919, dont tous les enfants travaillent à la Empire Cotton Mill, devant leur domicile, une maison appartenant à la compagnie, Welland (Ontario), vers 1920 Famille de Napoléon Demers arrivée à Welland en 1919, dont tous les enfants travaillent à la Empire Cotton Mill, devant leur domicile, une maison appartenant à la compagnie, Welland (Ontario), vers 1920
Henri Fabien, peintre et sculpteur, premier à gauche dans la troisième rangée, lors d’un séjour d’étude à Paris ; probablement la classe de Jean-Léon Gérôme, entourant un modèle à l’École des beaux-arts, avant 1902 Henri Fabien, peintre et sculpteur, premier à gauche dans la troisième rangée, lors d’un séjour d’étude à Paris ; probablement la classe de Jean-Léon Gérôme, entourant un modèle à l’École des beaux-arts, avant 1902
Claire Martin, auteure et traductrice, vers 1964 Claire Martin, auteure et traductrice, vers 1964
Charles Gill, peintre, auteur et membre de l’École littéraire de Montréal, jouant aux échecs, 1908 Charles Gill, peintre, auteur et membre de l’École littéraire de Montréal, jouant aux échecs, 1908
Représentantes de l'exécutif national de la Fédération des femmes canadiennes-françaises (FFCF) en compagnie de leur aumônier, Ottawa, 1945 Représentantes de l'exécutif national de la Fédération des femmes canadiennes-françaises (FFCF) en compagnie de leur aumônier, Ottawa, 1945
Jules Tremblay, poète, historien, auteur et traducteur en chef à la chambre des communes, vers 1915 Jules Tremblay, poète, historien, auteur et traducteur en chef à la chambre des communes, vers 1915
Remise du Prix du 3-Juillet-1608 au Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), à l’Assemblée nationale du Québec, 30 septembre 2009 Remise du Prix du 3-Juillet-1608 au Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), à l’Assemblée nationale du Québec, 30 septembre 2009
Charte de la Commanderie Alexandre-A.-Taché (Edmonton, Alberta) de l’Ordre de Jacques Cartier, septembre 1930 Charte de la Commanderie Alexandre-A.-Taché (Edmonton, Alberta) de l’Ordre de Jacques Cartier, septembre 1930
Affiche du colloque Les autres littératures d’expression française en Amérique du Nord, Campus de Cornwall, Université d’Ottawa, 9 et 10 mars 1984 Affiche du colloque Les autres littératures d’expression française en Amérique du Nord, Campus de Cornwall, Université d’Ottawa, 9 et 10 mars 1984
Émile Nelligan, au début de 1899 Émile Nelligan, au début de 1899
Parchemin Prix du 3 juillet – 1608 Parchemin Prix du 3 juillet – 1608
F_A_Savard.jpg F_A_Savard.jpg
Séance de la section française de la Société royale du Canada, Québec, 18 novembre 1945 Séance de la section française de la Société royale du Canada, Québec, 18 novembre 1945
Les historiens Séraphin Marion et Lionel Groulx, Ottawa, vers 1960 Les historiens Séraphin Marion et Lionel Groulx, Ottawa, vers 1960
« Les “Sept” aux Archives nationales », Ottawa, décembre 1944 « Les “Sept” aux Archives nationales », Ottawa, décembre 1944
Logo du CRCCF
Collaborateurs et invités de marque lors du lancement du livre du cinquantième anniversaire, 2 octobre 2008
Jean Charbonneau, écrivain, traducteur et membre fondateur de l’École littéraire de Montréal, donnant une entrevue à son ami Paul de Martigny, vers 1930
Paul Wyczynski, nommé professeur de l’année, Université d’Ottawa, 1968
Lancement du tome III de la collection « Archives des lettres canadiennes »,  Le Roman canadien-français, 1964
Pierre Savard anime le débat « Les auteurs de la collection “L’Ontario français” face à la critique », au colloque L’Ontario français : aspects d’histoire, dans le cadre de la Semaine franco-ontarienne à l’Université d’Ottawa, 13 février 1982
Manifestation pour un réseau collégial de langue française à Ottawa, 27 novembre 1992
« Salons allemands », sonnet extrait de « Pauvre enfance » d’Émile Nelligan. Album souvenir de l’École littéraire de Montréal offert à Louis-Joseph Béliveau à l’occasion de son mariage, septembre 1897
Gaëtane Vézina, entourée des célèbres quintuplées Dionne, qui ont inscrit leur prénom sur la photographie originale, Callander (Ontario), entre 1938 et 1942
Page couverture Album du cinquantenaire du CRCCF, 1958-2008 : Archives, recherche, diffusion
Le Théâtre d’la Corvée présente Strip, une pièce de Catherine Caron, Brigitte Haentjens et Sylvie Trudel, mise en scène par Guy Thibodeau, Vanier, 1980
L’équipe du CRCCF dans le cadre du projet de l’exposition virtuelle «La présence française en Ontario : 1610, passeport pour 2010», printemps 2003
L’ouverture de la Maison franco-ontarienne, 60, rue Boteler, Ottawa, 16 mars 1959
Piquet de grève des instituteurs devant l’École Brébeuf, contre l’imposition du Règlement XVII, qui limitait l’usage du français comme langue d’enseignement en Ontario, Ottawa, février 1916
Famille de Napoléon Demers arrivée à Welland en 1919, dont tous les enfants travaillent à la Empire Cotton Mill, devant leur domicile, une maison appartenant à la compagnie, Welland (Ontario), vers 1920
Henri Fabien, peintre et sculpteur, premier à gauche dans la troisième rangée, lors d’un séjour d’étude à Paris ; probablement la classe de Jean-Léon Gérôme, entourant un modèle à l’École des beaux-arts, avant 1902
Claire Martin, auteure et traductrice, vers 1964
Charles Gill, peintre, auteur et membre de l’École littéraire de Montréal, jouant aux échecs, 1908
Représentantes de l'exécutif national de la Fédération des femmes canadiennes-françaises (FFCF) en compagnie de leur aumônier, Ottawa, 1945
Jules Tremblay, poète, historien, auteur et traducteur en chef à la chambre des communes, vers 1915
Remise du Prix du 3-Juillet-1608 au Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), à l’Assemblée nationale du Québec, 30 septembre 2009
Charte de la Commanderie Alexandre-A.-Taché (Edmonton, Alberta) de l’Ordre de Jacques Cartier, septembre 1930
Affiche du colloque Les autres littératures d’expression française en Amérique du Nord, Campus de Cornwall, Université d’Ottawa, 9 et 10 mars 1984
Émile Nelligan, au début de 1899
Parchemin Prix du 3 juillet – 1608
F_A_Savard.jpg
Séance de la section française de la Société royale du Canada, Québec, 18 novembre 1945
Les historiens Séraphin Marion et Lionel Groulx, Ottawa, vers 1960
« Les “Sept” aux Archives nationales », Ottawa, décembre 1944

Vidéos

Rencontre Québec-Ontario à Ottawa, automne 2011

6 min 55 sec
Anne Gilbert, directrice du Centre de recherche sur la civilisation canadienne-française (CRCCF), présente les principaux axes de recherche du Centre sur le fait français et la préservation de la culture française en Ontario, particulièrement à Ottawa. Laurier Turgeon, directeur de l'Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française (EPCAF), propose une définition du patrimoine, tant matériel qu'immatériel. Catherine Ferland, adjointe à la coordination de l'EPCAF, évoque le partenariat entre le Centre et l’Encyclopédie. Michel Lalonde, responsable des archives au CRCCF, prend également la parole. Enfin, quatre comédiens interprètent des extraits d’archives à voix haute.